Texte périodique — données annuelles du crédit hypothécaire publiées par le Departament d'Estadística du Govern d'Andorra, édition de mars 2026 portant sur l'exercice 2025. Prochaine mise à jour prévue à la publication de l'exercice 2026, attendue vers mars 2027.
Le Departament d'Estadística publie chaque année — dernière édition en mars 2026 pour l'exercice 2025 — le tableau du crédit hypothécaire andorran. L'édition 2025 décrit un marché en forte expansion : 1 064 hypothèques nouvelles, du jamais-vu depuis le début des séries comparables en 2015, pour un crédit total de 831,7 millions d'euros. Mais derrière la croissance, la donnée qui intéresse l'acheteur international est ailleurs : plus de neuf titulaires sur dix sont résidents de la principauté.
À retenir
- 1 064 hypothèques nouvelles en 2025, en hausse de 38,4 % sur un an — premier dépassement du millier depuis l'existence des séries.
- Taux d'intérêt moyen appliqué : 3,78 %, en léger repli par rapport à 2024.
- Montant moyen des hypothèques résidentielles : 401 591 €, en hausse de 20,2 % — le reflet direct de la progression des prix.
- Mensualité moyenne résidentielle : 1 394 €.
- 90,3 % des titulaires sont résidents ; les clients internationaux ne représentent que 9,7 % des dossiers.
Ce que la croissance dit du marché
La progression du crédit accompagne celle des prix que nous suivons trimestre après trimestre dans notre lecture du marché andorran : quand le mètre carré s'apprécie, le ticket moyen du financement suit — les 401 591 € moyens du résidentiel 2025 traduisent moins un appétit d'endettement qu'un niveau de prix. Le taux moyen de 3,78 %, stable à légèrement décroissant, situe le coût du levier local dans la fourchette haute de ce que connaissent les places voisines : la banque andorrane prête, mais elle prête cher et exige des fonds propres substantiels.
La donnée qui compte pour un non-résident
Un dossier sur dix seulement est signé par un client international. Cette proportion n'est pas une interdiction — elle est une information : le crédit hypothécaire andorran est structurellement un produit de résidents, adossé à des revenus locaux, une relation bancaire établie et un patrimoine domicilié. L'acheteur international qui compte sur le levier local pour boucler son plan de financement construit sur une hypothèse fragile. Les voies sérieuses sont connues : fonds propres prépondérants, dette levée hors de la principauté, ou bascule préalable vers la résidence — chacune avec ses coûts et ses délais, à intégrer AVANT la promesse, pas après.
Ne pas oublier ce qui entoure le crédit
Le financement n'est qu'une pièce du coût complet. L'acquisition étrangère suppose l'autorisation préalable et déclenche l'impôt sur l'investissement étranger immobilier — durci par la loi Òmnibus 2 de 2026 —, et la détention puis la revente ont leur propre fiscalité. Une mensualité soutenable ne suffit pas : c'est l'équation complète — apport, impôt d'entrée, coût de détention, horizon de sortie — qui décide si l'opération tient. Le cadre d'ensemble est exposé dans notre guide Investir en Andorre, et notre implantation en Andorre décrit la manière dont nous conduisons ces opérations en principauté.
La lecture de la maison
Ces chiffres confirment ce que nous constatons en opération : l'Andorre n'est pas un marché où l'on « fait levier », c'est un marché où l'on apporte. Le crédit local existe et croît, mais il finance d'abord les résidents ; le non-résident qui structure son acquisition autour de fonds propres et d'une fiscalité d'entrée maîtrisée aborde la principauté avec les bonnes hypothèses. La prochaine révision de cet article, programmée après l'édition annuelle d'Estadística attendue vers mars 2027, dira si l'expansion de 2025 était un rattrapage ou un régime.
Information générale et non personnalisée, établie sur les données officielles citées et exacte à la date de consultation ; un plan de financement appelle l'analyse de conseils habilités en principauté.
