Que peut réellement détenir un investisseur étranger ?
Trois voies existent, et seulement trois : le Hak Pakai (droit d'usage sur titre, renouvelable jusqu'à 80 ans), le Hak Guna Bangunan porté par une société PT PMA (le véhicule des projets d'exploitation), et le bail contractuel (Hak Sewa). Chacune a sa logique — patrimoniale, entrepreneuriale ou contractuelle — et ses obligations. Le reste relève du folklore : les prête-noms exposent à la nullité pure et simple.
Pourquoi la construction est-elle la moitié du sujet ?
Parce que Bali cumule trois exigences rarement réunies : un aléa sismique réel (norme SNI 1726:2019, spectres par site), une humidité tropicale permanente qui éprouve bois, aciers et enduits, et un marché d'entreprises hétérogène où le contrôle d'exécution ne se délègue pas. Un actif balinais se juge à ses fondations, ses détails de ventilation et son carnet d'entretien — pas à sa photographie.
Comment l'exploitation décide-t-elle du rendement ?
L'hospitality balinaise est un métier d'exploitation : taux d'occupation, saisonnalité, maintenance tropicale, équipes locales. Une villa se visite une nuit durant — c'est ainsi que nous éprouvons chaque hypothèse de revenus avant d'engager le premier euro, le nôtre compris.
