À retenir

  • Le seuil d'investissement de la résidence passive (résidence sans activité lucrative) est porté à 1 000 000 € d'actifs andorrans.
  • L'immobilier reste éligible avec un plancher de 800 000 € par unité ; les parts du Fons d'Habitatge le sont dès 400 000 € ; les instruments financiers et titres de dette ne sont admis que 36 mois, après quoi le capital doit être réorienté vers des actifs permanents.
  • Le dépôt auprès de l'AFA — 50 000 € pour le titulaire, 12 000 € par personne à charge — n'est plus une garantie remboursable : c'est un versement définitif à l'État, sauf refus initial de l'autorisation d'immigration.
  • Le gouvernement a fixé un quota de 200 autorisations de résidence sans activité lucrative pour 2026.
  • Des exigences de catalan s'appliquent aux renouvellements : niveau A1 au premier, A2 au second.

Un million, dont l'immobilier à 800 000 € l'unité

Le relèvement du seuil change l'arithmétique des dossiers : l'actif immobilier reste la voie la plus lisible, mais l'unité doit désormais peser 800 000 € au moins — un appartement de gamme intermédiaire ne suffit plus à porter seul un dossier. Les instruments financiers ne sont qu'un sas : 36 mois au plus, puis réallocation vers des actifs permanents. Le texte pousse clairement vers l'économie réelle de la Principauté.

Le dépôt a changé de nature

C'est le déplacement le plus significatif pour un candidat : les 50 000 € versés à l'Autorité financière andorrane ne reviennent plus en fin de séjour. Ils sont acquis à l'État dès l'autorisation accordée. Le coût réel d'un dossier familial se calcule donc différemment — et définitivement.

Un régime contingenté

Deux cents autorisations pour 2026 : la résidence passive andorrane est désormais une ressource rare, attribuée dans l'ordre des dossiers complets. La préparation en amont — justification de l'origine des fonds, couverture santé, actif identifié — fait la différence entre un dossier qui entre dans le quota et un dossier qui attend l'année suivante.

Ce que cela signifie

Notre métier n'est pas l'immigration : nous structurons des opérations immobilières, notamment en Principauté. Mais nos investisseurs croisent ce régime, et sa réalité 2026 mérite d'être dite sans embellissement : plus cher à l'entrée, définitif sur le dépôt, contingenté, exigeant sur la langue. L'Andorre choisit ses résidents comme elle encadre ses investisseurs — par écrit.

Article d'information générale, vérifié à la date de publication. Les conditions d'immigration relèvent de conseils spécialisés habilités en Principauté.