Pourquoi le climat tropical est-il un sujet de structure, pas de confort ?

Parce qu'il attaque la matière : chlorures marins dans les armatures, gonflements des bois non stabilisés, moisissures des angles non ventilés. Les référentiels européens classent l'exposition marine dans des classes dédiées (XS) qui commandent l'enrobage et la formulation du béton — le principe vaut sous toutes les latitudes : près de l'eau, le béton se conçoit comme une barrière.

Quels sont les trois réflexes d'un chantier tropical bien mené ?

Ventiler (débords de toiture, circulations traversantes), drainer (l'averse de référence locale n'a rien d'européen — caniveaux, exutoires et pentes se dimensionnent), entretenir (le budget de maintenance tropical se décide à la conception, pas après la première saison des pluies).

Structure métallique ou béton sous les tropiques ?

Ni dogme ni mode : le béton bien formulé et bien enrobé tient l'humidité mais pèse sur les fondations ; l'acier autorise portées et légèreté mais exige des protections anticorrosion sérieuses et suivies. La bonne réponse est locale — qualité des entreprises, disponibilité des matériaux, maintenance réaliste — et se décide dossier par dossier, avec le bureau d'études.